Municipales à Grenoble : après les écolos, c’est LFI qui se déchire

Après un mois de septembre marqué par une crise interne au sein des écologistes pour désigner la tête de liste pour les prochaines municipales à Grenoble, c’est au tour de l’autre composante majeure de la majorité actuelle de se diviser.

La majorité municipale divisée

Il y a dix jours, La France Insoumise a décidé de faire cavalier seul et de constituer une liste autonome. La députée Elisa Martin qui fut première adjointe d’Eric Piolle, a acté la rupture avec ses anciens alliés de 2014 et un jeune insoumis de 26 ans, Allan Brunon, originaire de La Villeneuve mais inconnu à Grenoble, a été choisi pour mener la liste.

« Ce que fait LFI à Grenoble est insensé »

Mais ce mardi dans les colonnes du Dauphiné Libéré, une des élues iséroise du mouvement de Jean-Luc Mélenchon remet en cause cette stratégie. Emilie Marche, conseillère régionale LFI de l’Isère n’y va pas de main morte : « Je ne comprends pas cette décision de partir en autonomie, alors qu’on a la liste de gauche, écologiste et citoyenne de Laurence Ruffin (NDLR : la tête de liste choisi par les écologistes), qui coche toutes les cases de la boîte à outils mise en place par LFI pour ces municipales. Ce que fait LFI à Grenoble est insensé. Surtout qu’il y a la demande croissante des électeurs de gauche qui veulent l’union. »

Une gauche trop dispersée ?

Aujourd’hui, six listes de gauche se sont déclarées à Grenoble. Toutes n’iront peut-être pas au bout mais cette division hypothèque clairement les chances de victoire et commence à inquiéter certains responsables politiques locaux : « Moi, je suis désolée, je ne laisse pas à Carignon la possibilité de choisir l’avenir de nos concitoyens ! » poursuit Emilie Marche qui remet également en cause le choix de la tête de liste de son mouvement estimant qu’il n’est pas de Grenoble.

La menace de l’exclusion

Ils sont nombreux ces dernières années a avoir été exclus de La France Insoumise après avoir osé critiquer le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Mais Emilie Marche assume « on ne se renforce pas en s’épurant. Mais si les instances nationales jugent que je n’ai pas le droit de m’exprimer, que je ne suis plus digne de LFI, ça sera leur choix, pas le mien. »

D’autres insoumis vont-ils rejoindre les écologistes ?

L’élue conclut son interview par une « déclaration d’amour » citant même l’idole des jeunes : « Ce que propose Laurence Ruffin me plaît ! J’aime ses idées, son punch, sa bienveillance, son dynamisme, son parcours professionnel de dirigeante d’une Scop. Comme le dit Johnny, elle donne envie d’avoir envie pour 2026 ! » Le message est clair.

Reste à savoir si d’autres vont rejoindre le mouvement et soutenir la liste écologiste ? Emilie Marche est proche d’Allan Confesson, le leader insoumis au sein de l’actuelle majorité municipale. Un élu qui était bizarrement absent le 20 septembre dernier au lancement de campagne d’Allan Brunon et Elisa Martin…

 

 

 


 

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