Jeter l’encre du cancer du sein : avec la dermopigmentation corrective, Solenn redessine en 3D l’aréole mammaire après un cancer du sein, un accident, une chirurgie ou une transition de genre. Un geste technique, avec une forte portée symbolique…
Un dernier chapitre dans le parcours des patientes
Après la chimiothérapie, la chirurgie et parfois la reconstruction mammaire, il reste souvent une étape invisible mais essentielle : retrouver l’apparence de son sein. C’est là qu’intervient la dermopigmentation.“C’est le point final du combat ”, explique Solenn Petitjean. À l’aide de pigments bio-résorbables, elle redessine en trompe-l’œil aréole et mamelon, avec leurs nuances, leurs reliefs, jusqu’aux plus petits détails. Le réalisme est tel que les patientes parlent d’une libération, d’un retour à la normalité.
Une alternative douce à la chirurgie
Pour beaucoup de femmes, cette technique paramédicale évite une nouvelle opération. Céline, patiente rencontrée après trois ans de lutte contre le cancer, a choisi le tatouage plutôt qu’une correction chirurgicale :“ Après avoir été longtemps une patiente, on a envie de sortir du médical. Le tatouage, c’est une solution plus douce, moins impactante.”Un geste intime qui aide à tourner la page et à se réconcilier avec son corps.
Donner du sens avant tout
Spécialiste de la dermopigmentation corrective, Solenn Petitjean a multiplié les formations pour maîtriser le dessin, la colorimétrie et les techniques d’ombre. Mais ce qui la motive avant tout, c’est l’émotion des patientes :“Quand elles se redécouvrent dans le miroir, il y a souvent des larmes. Ce moment-là, c’est la vraie récompense.”En cette période“Octobre Rose”, son geste précis redonne couleur et relief. Une touche finale qui aide les femmes à refermer un chapitre, et à retrouver confiance, simplement, devant leur miroir.
Elle recrée aussi des verges ou des vulves en 3D
Au-delà du sein et de la reconstruction post-cancer, Solenn Petitjean pratique la dermopigmentation corrective dans de nombreux autres contextes. Elle corrige par exemple les cicatrices accidentelles ou chirurgicales, redessine les lèvres après une fente labiale, ou imite les follicules pileux pour masquer une calvitie. Elle accompagne aussi les parcours de transition de genre, en recréant verge ou vulve en 3D après une chirurgie. Autant de gestes précis qui témoignent d’une même philosophie : mettre son expertise au service de la réparation, qu’elle soit esthétique, intime ou identitaire.
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🎥 Retrouvez dans ce reportage les confidences de Solenn et Céline