Sexe, chandelles et bordels… le vrai visage de nos comptines

n a tous fredonné“Au clair de la lune”,“Nous n’irons plus au bois”ou“Le bon roi Dagobert”. Des refrains qui sentent l’enfance, l’école maternelle et les soirées où l’on chante avec les petits. Mais saviez-vous que ces comptines, en réalité, n’étaient pas du tout destinées aux enfants à l’origine ?

Jeudi soir dans LE PLUS, à 19h30 sur TéléGrenoble, le comédien grenoblois Benjamin Valière est venu casser l’image sage de ces chansons. Avec humour et guitare, il dévoile ce qu’elles racontent vraiment : sexe, débauche, prostitution, critiques politiques… Une plongée savoureuse dans les coulisses d’un patrimoine populaire que l’on croyait connaître par cœur.

Quand“battre le briquet”ne parle pas d’allumettes…

Prenons Au clair de la lune. Tout le monde se souvient du fameux Pierrot, de sa chandelle morte et de son ami qui frappe à la porte. Mais derrière les couplets oubliés, surgit Lubin, personnage grivois de la poésie du XVIᵉ siècle. Et“battre le briquet”, expression de l’époque, voulait dire raviver une flamme bien particulière… Rien de bien innocent.

Nous n’irons plus au bois

Autre exemple : Nous n’irons plus au bois. Derrière ce refrain en apparence candide, c’est en réalité l’interdiction de la prostitution par Saint Louis qui est racontée. Les“lauriers”coupés signalaient la fermeture des cabanes où officiaient les filles de joie. Et le couplet ajoute que la belle ira les ramasser… autrement dit, la fête continue, malgré les interdits royaux.

Entre conférence et spectacle

Benjamin Valière a mené un vrai travail de recherche : bibliothèques, archives, podcasts, analyses de textes. Sur scène, il en a fait une conférence musicale et humoristique. L’idée ? Apprendre tout en s’amusant, et surtout briser les illusions de notre enfance.“J’appelle ça une conférence sérieuse dans le fond, mais drôle dans la forme”, explique-t-il.

Le public rit, s’étonne, parfois tombe des nues. Mais une chose est sûre : on ne chante plus jamais les comptines de la même façon en sortant de son spectacle.

LE PLUS — du lundi au vendredi à 19h30 sur TéléGrenoble (canal 30 et en replay sur telegrenoble.net).

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