Quelques jours après l’annonce du départ de son directeur général, le groupe isérois Soitec, spécialiste des matériaux semi-conducteurs, a présenté aux organisations syndicales un dispositif d’activité partielle dans l’éventualité où la situation l’exigerait.
Selon le Dauphiné Libéré, le dispositif envisagé pourrait s’étendre sur une période de six mois, avec deux à quatre semaines de chômage partiel imposées selon les services concernés. Les discussions entre la direction, les représentants du personnel et les organisations syndicales vont se poursuivre.
Un contexte économique tendu
Basé à Bernin, dans la vallée du Grésivaudan, Soitec emploie près de 2 000 personnes et joue un rôle clé dans la production de matériaux destinés aux puces électroniques, un secteur stratégique mais soumis à de fortes fluctuations. Le groupe, pilier de l’industrie technologique en Isère, traverse une période délicate. En trois ans, la valorisation boursière du groupe a reculé de près de 65 %.
Le directeur général en partance
Début octobre, le directeur général Pierre Barnabé a annoncé au conseil d’administration son intention de quitter ses fonctions pour des raisons personnelles. Il avait été au coeur d’une polémique cet été après une augmentation de sa rémunération contestée par les syndicats vu le contexte. Il reste en poste jusqu’au 31 mars 2026, le temps pour le groupe d’assurer une transition en « douceur ».