Levée partielle des restrictions liées à la dermatose nodulaire en Isère

Bonne nouvelle pour les éleveurs isérois : la première zone réglementée (ZS1- zone orange sur la carte) liée à la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNCB) est levée. La préfète de l’Isère, Catherine Séguin, l’a annoncé lors d’une réunion avec les élus et les acteurs agricoles. Une étape importante pour le département, encore épargné par la maladie.

Une situation maîtrisée en Isère

Depuis le premier foyer de DNCB confirmé le 29 juin dernier, 86 foyers ont été recensés dans cinq départements français : la Savoie, la Haute-Savoie, l’Ain, le Jura et les Pyrénées-Orientales. L’Isère, elle, reste exempte de cas mais demeure concernée par trois zones réglementées : ZS1, ZS2 et ZS5. Au total, 179 communes iséroises étaient jusqu’ici placées sous surveillance sanitaire. La levée de la ZS1 prévue pour le 21 octobre marque un premier allègement concret du dispositif. Dès le 22 octobre, 113 communes passeront en zone vaccinale, avec des règles de déplacement assouplies pour les troupeaux.

Des règles de circulation du bétail assouplies

Dans les 113 communes passées en zone vaccinale, les bovins pourront désormais se déplacer librement, sans condition ni laisser-passer. Cependant, pour quitter la zone vaccinale vers une autre zone similaire, un laisser-passer et la preuve d’une vaccination datant d’au moins 28 jours seront exigés.

Une exception concerne les troupeaux bloqués en pension après la descente d’alpage, qui bénéficieront d’un dispositif allégé pour regagner leur exploitation. En revanche, aucun déplacement ne sera autorisé d’une zone vaccinale vers une zone réglementée, notamment dans certaines communes situées à l’ouest et au nord du département (zones bleue et rouge sur la carte préfectorale).

Appel à la vigilance et à la solidarité

Lors de la réunion du 20 octobre, la préfète Catherine Séguin a salué“l’esprit de responsabilité et de solidarité” du monde agricole isérois, mobilisé depuis le début de la crise. Elle a également rappelé que la vigilance collective reste essentielle pour protéger les élevages et préserver la filière bovine locale. La préfecture se dit à l’écoute des professionnels et suit de près l’impact économique de cette crise sur les exploitations du département.

Des mesures nationales toujours en vigueur

Pour freiner la propagation du virus, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a annoncé le 17 octobre plusieurs mesures restrictives : interdiction des rassemblements festifs de bovins sur tout le territoire métropolitain, suspension des marchés de bovins d’élevage dans les régions concernées, interdiction de toute exportation de bovins hors de France métropolitaine.
Ces restrictions, entrées en vigueur le 18 octobre, pourraient être levées le 5 novembre si la situation sanitaire reste stable. En attendant, la gendarmerie renforce les contrôles et les sanctions sont maintenues pour les contrevenants.

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