Conseillère départementale du canton 4 de Grenoble, Amandine Germain ne siège pas (encore) au conseil municipal. Mais la socialiste a clairement fait acte de candidature pour la prochaine mandature. Comme tête de liste de son parti ou dans un collectif plus large ? Les discussions sont en cours…

Se démarquer de l’ère Piolle
« En attendant, nous traçons notre campagne, sans attendre les autres. Ce que nous retenons d’ores et déjà de nos discussions avec les acteurs grenoblois c’est que les gens veulent qu’on prenne soin de leurs enfants, de leurs parents âgés, de leur rue, de leur quartier, de la qualité de l’air, de la démocratie locale. » Si elle espère une union de la gauche et des écologistes, Amandine Germain exclut toute continuité avec la municipalité actuelle rappelant que le PS est resté dans l’opposition depuis 2014. « Nous ne porterons pas le bilan des deux mandats d’Éric Piolle », martèle-t-elle, tout en soulignant que son groupe a voté 85 % des délibérations du conseil municipal. Elle propose de tourner la page pour écrire un nouveau chapitre collectif.

Les écologistes sont-ils prêts à changer la donne ?
Elle fait d’ailleurs référence à une récente interview d’Eric Piolle qui expliquait en évoquant le cas d’Anne Hidalgo à Paris que « le maire sortant ne se représentant pas, cela changeait la donne ». « Les écologistes grenoblois sont-ils prêts à changer la donne aussi ici à Grenoble ? Peut-on imaginer que l’intelligence collective de la gauche et des écologistes permettra de laisser au passé ce qui est au passé et de construire autre chose, autrement ? » Pour l’instant la candidate socialiste n’a pas de réponse à ses questions. Face aux multiples candidatures annoncées, elle pose en tout cas des limites : aucune alliance avec les « néolibéraux », ni avec les soutiens du gouvernement, ni avec ceux qui ont défendu la réforme des retraites ou la loi Duplomb sur les pesticides.

Vers un « Nouveau front populaire grenoblois » ?
Inspirée par l’élan de Bagneux autour de Lucie Castets, où une alliance des forces de gauche a jeté les bases du « Front populaire 2027 » début juillet, Amandine Germain espère que cette dynamique s’étendra aux Municipales. Elle souhaite un large rassemblement, incluant notamment Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann. Un parti qui est arrivé en deuxième position aux Européennes à Grenoble avec plus de 21% des voix. Mais un parti qui exclut clairement une alliance avec La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon. LFI arrivée en tête de ce même scrutin l’an dernier à Grenoble avec près de 22% des suffrages. Un dilemme qu’il ne sera pas facile à résoudre…