Niché au cœur de la commune du Gua, au pied du Vercors, le Tichodrome célèbre cette année ses 20 ans d’existence consacrés au sauvetage de la faune sauvage. Cette association passionnée offre une seconde chance aux animaux blessés directement ou indirectement par l’activité humaine.
Chaque année, des milliers d’animaux sont recueillis par ce centre de soins spécialisé. « La majorité, ça va être des oiseaux qu’on reçoit, en moyenne 70%. Mais on a aussi pas mal de petits mammifères et aussi des carnivores », explique l’équipe du refuge.
Le danger pour ces animaux, c’est nous. Une vitre, une voiture, une piscine mal sécurisée constituent autant de pièges souvent invisibles à nos yeux. Face à ce constat, le Tichodrome ne se contente pas de soigner : l’association éduque et sensibilise activement le public.
« Sur deux causes principales – la prédation par les aides domestiques et les chocs contre les vitres – les gens peuvent agir en amont, faire de la prévention et diminuer le nombre d’animaux impactés », souligne un responsable. Pour cela, l’équipe commercialise des produits dédiés à la protection de la faune sauvage, notamment des dispositifs anti-collision pour vitres.
L’harmonie entre humains et animaux sauvages nécessite un travail de fond. « On a façonné l’environnement pour nous sans du tout penser à la faune sauvage. Si on lui laisse un petit peu la place, elle revient facilement », observe l’association.
Pour maintenir la qualité des soins malgré les coûts importants, le Tichodrome a mis en place une cagnotte en ligne. Chaque animal relâché représente une victoire, mais aussi un investissement financier considérable.
« Préserver le vivant et le considérer autour de vous, on en a besoin et c’est utile pour la suite, pour l’environnement. On se remerciera plus tard d’avoir fait ça », conclut l’équipe, portant un message d’espoir pour une cohabitation harmonieuse.
Plongez dans l’univers du Tichodrome et découvrez comment cette association sauve la faune sauvage de l’Isère.