Au cœur des gorges du Vercors, la rivière la Bourne serpente entre les falaises calcaires avant de rejoindre l’Isère. Si elle offre des paysages majestueux et des zones de baignade prisées, elle cache aussi une énergie précieuse et des risques réels. Utilisée par EDF pour produire de l’électricité, elle fait aujourd’hui l’objet d’une attention particulière en été, notamment pour prévenir les dangers liés aux variations de débit

Une énergie propre, locale… et puissante.
Devant le barrage de Choranche, Frédéric Corrégé, directeur d’EDF Écrins Vercors, présente les enjeux : « La Bourne traverse des formidables gorges. Ce barrage de Choranche retient l’eau pour alimenter l’usine de Pont-en-Royans, située un peu plus bas dans la vallée. » Mais sa mission ne s’arrête pas là : « le barrage a une vocation de production d’énergie électrique, et il sert également à l’irrigation de la plaine de la Drôme, entre Romans, Valence et Montélimar. » La production d’électricité d’EDF dans le Vercors atteint environ 80 mégawatts, soit la consommation annuelle de 100 000 habitants.

Des hydroguides pour sensibiliser les estivants
L’été, le niveau de fréquentation des rivières explose : entre touristes et locaux en quête de fraîcheur, la cohabitation avec l’hydroélectricité nécessite de la vigilance. Deux hydroguides d’EDF, Mélody Maclellan et Lisa Fradin, sillonnent les berges pour informer. « On fait de la prévention auprès des touristes, des locaux. On leur rappelle qu’il y a des risques sur la rivière« , explique Mélody. « Il y a une possible montée des eaux, et on les informe sur les bons réflexes à adopter. » Lisa ajoute : « Quand vous arrivez au bord de l’eau et que vous savez qu’il y a des installations hydroélectriques, prenez un point de repère. Si le niveau monte, éloignez-vous immédiatement. » Fin juin, un adolescent de 17 s’est noyé dans la Bourne sur la commune d’Auberives-en-Royans.

Trois rivières, un même défi : allier production et sécurité
La Bourne n’est pas seule à être exploitée. Dans le Vercors, EDF produit aussi de l’électricité sur le Furon et la Lyonne. Au total, ce sont 16 hydroguides qui interviennent en juillet et août sur les rivières iséroises. Mais toutes les hausses de niveau ne sont pas d’origine humaine. « Le Vercors a cette particularité d’avoir un réseau souterrain très important« , précise Frédéric Corrégé. « Entre le moment où l’eau tombe sur le plateau et celui où elle ressort dans la rivière, il peut se passer plusieurs jours. Les gens voient un temps clément… mais l’eau arrive en souterrain.« 

Pour voir comment EDF allie production et sécurité, découvrez notre reportage vidéo.