Malgré mort du principal concerné il y a quelques jours, le tribunal de Bourgoin-Jallieu a rendu son verdict ce vendredi dans le procès intenté par une voisine aux propriétaires du coq Ricco qu’elle trouvait trop bruyant. La plaignante a été déboutée.

C’est l’épilogue d’une affaire qui a défrayé la chronique ces dernières semaines. Le coq Ricco, gallinacé isérois domicilié dans le hameau de Boussieu sur la commune de Nivollas-Vermelle, était poursuivi en justice pour ses chants jugés trop bruyants par une voisine nouvellement installée. Le tribunal de Bourgoin-Jallieu avait pris au sérieux cette plainte qui avait débouché sur un procès en mai dernier.

Face à ces accusations, Alexia et Franck Charreton, les propriétaires de Ricco, défendaient un mode de vie rural assumé. De l’autre côté, la plaignante revendiquait le droit au sommeil. Les juges ont tranché puisqu’ils ont donné raison aux propriétaires du coq. La plaignante a été condamnée à leur verser 2 000 euros au titre du préjudice moral et 1 500 euros pour les frais de défense.  Un différend de voisinage qui révèle un clivage plus profond entre deux visions de la campagne : celle des habitants traditionnels et celle plus aseptisée des nouveaux arrivants. Ricco a fait les frais de ces deux mondes qui ont parfois du mal à se comprendre et à cohabiter. Il ne pourra malheureusement pas célébrer sa victoire en chantant puisqu’il a été mangé par un renard il y a quelques jours. Cela fait aussi partie des « charmes » de la campagne…

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