C’est une petite « bombe » que sort le Dauphiné Libéré dans son édition de ce vendredi 27 juin. Le journal révèle que la justice a des soupçons sur des faits corruption au sein de la police grenobloise. Une enquête préliminaire a été ouverte.

Une opération d’envergure sur le quartier Saint-Bruno

L’affaire remonte au 8 octobre 2024 dans le quartier Saint-Bruno à Grenoble, une des places fortes du trafic de drogue dans l’agglomération. Ce jour-là, la police a prévu une opération d’ampleur pour arrêter simultanément un certains nombre de suspects dont les gros bonnets du trafic. Un coup de filet préparé pendant des mois par des écoutes, des planques, l’analyse de données et le recueil de témoignages.

Les trafiquants narguent les policiers

Mais à 6 heures quand les nombreux policiers mobilisés passent à l’action, les appartements ciblés sont vides. Ils ont été clairement nettoyés. La porte d’un appartement suspect est même ouverte avec les clés sur la serrure. Comme un pied de nez des trafiquants aux policiers venus les arrêter. Les principaux suspects sont évidemment introuvables et l’opération qui devait être l’aboutissement de cette enquête d’envergure fait flop. Il faut se rendre à l’évidence, les dealers ont été prévenus.

Qui a prévenu les dealers ?

« Une chose est sûre, il n’y a pas eu de fuites massives. On n’a pas un service ou une unité particulière qui fournit des informations au délinquants » affirme dans les colonnes du Dauphiné Libéré, Jérome Chappa, le Directeur Départemental de la Sécurité Publique de l’Isère.

Reste que l’information avant d’arriver aux oreilles des dealers est forcément partie du camp d’en face. Une enquête préliminaire a donc été ouverte par la justice pour essayer d’identifier l’origine de la fuite. Des soupçons de corruption qui tombent mal quelques semaines après la visite à Grenoble du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, venus soutenir et louer le travail des autorités locales contre le trafic de drogue.