Ce week-end, la commune de Chamrousse a organisé une consultation citoyenne sur l’avenir de sa station. Trois options étaient proposées : rester indépendante, confier sa gestion à la communauté de communes du Grésivaudan ou se tourner vers la métropole grenobloise.
Une consultation voulue par la maire
Cette démarche initiée par la maire Brigitte de Bernis, à moins d’un an des municipales, fait suite à des années d’isolement ressenti par l’équipe municipale actuelle, qui souligne un manque d’intégration au sein de la gouvernance de la Communauté de Communes du Grésivaudan. Malgré des aides financières ponctuelles, Chamrousse regrette l’absence de soutien à ses projets structurants, tels qu’un pôle de loisirs ou une liaison câblée vers la vallée. L’arrêt du financement du service public des navettes transférant 600 000 euros de charges de mobilité à la commune est un dernier épisode douloureux.
70% contre l’intégration dans la métropole
Plus d’un habitant sur deux a répondu à cette consultation (51,4%) et une large majorité s’est dégagée sur les trois questions posées. 70% des votants ont rejetés le rattachement à la métropole grenobloise, 73% ne veulent pas non plus que la station soit gérée par la communauté de communes du Grésivaudan comme c’est le cas par exemple depuis quelques années pour Les 7 Laux et Le Collet d’Allevard. Au final c’est le statu quo qui l’emporte à 58%. Pour ses habitants, Chamrousse doit rester une station indépendante même si les élus en place estiment qu’il peut y avoir des conséquences financières. Les futurs candidats à la mairie sont prévenus : l’indépendance a un prix…
Les résultats de la concertation citoyenne sont consultables sur le site de Chamrousse