Il y a tout juste 12 ans, Mika électrisait l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral devant près de 20 000 spectateurs. Un concert gratuit alors que chaque été, la Ville offrait des têtes d’affiche au grand public. Retour sur un événement marquant de l’été 2013.
Moment de grâce et ambiance folle
« Bonsoir Grenoble… » chuchotait-il en martelant au piano les premiers accords de sa célèbre Grace Kelly dans l’obscurité d’un long soir d’été… Avant d’enflammer le public et de l’embarquer dans une jubilatoire fantaisie ! Mika, c’était l’artiste en vogue de l’époque. Et le 10 juillet 2013, l’artiste toujours très populaire aujourd’hui, se produisait gratuitement sur l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral. Un événement organisé dans le cadre des animations estivales de la Ville, qui attirait chaque année des milliers de personnes autour d’une grande tête d’affiche.
Ce soir-là, près de 20 000 spectateurs se trémoussaient sur Love Today, Relax (Take It Easy) ou Happy Ending, et accompagnaient en choeur les tubes du chanteur, généreux, complice, très inspirée sur la scène en plein-air. L’artiste, alors en pleine tournée, avait accepté l’invitation grenobloise pour une date unique, dans un format entièrement gratuit. Le concert avait connu un léger contretemps technique, qui avait un peu allongé le délai, mais sans conséquence majeure sur la soirée.
Une tradition estivale
À l’époque, ces concerts gratuits étaient devenus une tradition très suivie par les Grenoblois. Chaque année, la Ville proposait une grande soirée musicale dans le cadre du dispositif L’Eté Oh! Parc ou du Cabaret frappé (comme en 2012 avec IAM, Sandra N’kaké et le groupe Housse de racket de Victor Lemasne, le compositeur de la musique des JO de Paris 2024 alors inconnu !).
Avant Mika, d’autres grands noms de la scène nationale voire internationale s’étaient produits en accès libre : le Brésilien Gilberto Gil en 2012, Calogero en 2010, ou encore IAM, Julien Doré et Olivia Ruiz au fil des années.
Et dans les jours qui suivaient, le public se massait au Jardin de Ville, sous le chapiteau du Cabaret frappé qui n’était, à l’époque, pas entièrement gratuit.