Le drame avait profondément bouleversé l’Isère. Le 26 septembre 2020, Victorine Dartois, une jeune femme de 18 ans, avait été tuée après avoir subi une tentative de viol alors qu’elle rentrait chez elle à pied à Villefontaine. Après plus de trois ans de procédure judiciaire, la condamnation de son meurtrier est désormais définitive.
Retour sur les faits
Ce jour-là, Victorine, étudiante et très impliquée dans la vie locale, avait disparu en fin d’après-midi. Son corps avait été retrouvé deux jours plus tard, sans vie, dans un ruisseau, à proximité du domicile familial. Très rapidement, l’enquête s’était orientée vers un crime sexuel suivi d’un meurtre.
L’auteur des faits, Ludovic Bertin, un habitant de la région âgé d’une vingtaine d’années, avait été dénoncé par un de ses proches et interpellé quelques jours plus tard. Il était déjà connu de la justice, avec une dizaine de mentions à son casier judiciaire, notamment pour des faits de violence. Il a expliqué à l’époque avoir croisé Victorine par hasard, avoir au avec elle une altercation verbale qui aurait dégénéré en violence physique, puis en un étranglement mortel. Il aurait ensuite jeté le corps dans un ruisseau pour dissimuler son crime. Des explications jugées peu crédibles et cohérentes par les enquêteurs.
Condamné à la perpétuité
En décembre 2024, Ludovic Bertin a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans, par la cour d’assises de l’Isère. Il avait dans un premier temps fait appel de cette décision, laissant les proches de Victorine dans l’attente d’un nouveau procès. Mais après quelques mois de réflexion, il s’est désisté de son appel, rendant ainsi la condamnation définitive. Le verdict prononcé en première instance est donc entériné, mettant un terme à la procédure judiciaire.
Une affaire qui avait choqué l’opinion
L’affaire Victorine Dartois avait suscité une vive émotion dans tout le pays. De nombreuses marches blanches avaient été organisées en sa mémoire, notamment à Villefontaine, où des milliers de personnes avaient défilé en silence. Le nom de Victorine est devenu, pour beaucoup, un symbole des violences faites aux femmes et de l’angoisse des trajets quotidiens pour certaines.
Les parents de la jeune femme, très dignes tout au long du procès, ont salué la fin de ce long combat judiciaire et espèrent désormais pouvoir faire leur deuil.